19/05/2014

TOURNENT, TOURNENT LES PAGES...-1-

 
LA POESIE SERAIT-ELLE LE SEL DU TERROIR ?
  
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"Le secret du futur se trouve ici dans le présent.
Si vous prêtez attention au présent, vous pouvez le rendre meilleur.
Et si vous rendez meilleur le présent, ce qui viendra plus tard sera meilleur aussi.
Chaque jour apporte une éternité" 
(P.Coelho) 
 
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Dédicace d'un "panier"
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C'est un panier d'osier léger,
Pour accueillir et pour offrir
A toute faim le pain quotidien
De l'amour.
 
C'est un panier qu'il peut suffire,
Pour le remplir,
De vider dans toutes les mains.
Ce qu'il contient aide chacun à construire
Le bonheur du jour...
 
C'est un panier un peu sorcier
Qui, même plein,
Ne pèse rien.
(Y.Mignol)
 
 Brabant d'arbres...
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Brabant d'arbres, d'oiseaux et de vallons en fleurs,
Qu'as-tu fait au soleil pour que, royalement,
Il te couvre de tant de lin et de froment
Que le vent en est ivre et le ciel en rumeur !
(M.Carême)
 
Chemins en Brabant
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Mille petits chemins s'en vont à l'aventure
Vers Ittre ou Rixensart, Virginal ou Couture.
Etroits, profonds, pareils aux lignes de la main,
Ils flânent dans les champs de Limal ou Ohain.
Ils cueillent des épis, soulèvent leur poussière
Ou prennent un étang dans leur anneau de pierre.
Ils épousent la base ou le flanc d'un coteau
Ou suivent un vallon où gazouille un ruisseau.
Ils traversent un bourg, tournent dans la campagne.
Un rang de peupliers parfois les accompagne.
Deux chariots, bien souvent, ne peuvent s'y croiser :
Le talus d'un côté, de l'autre le fossé.
Mais toujours, ils s'en vont de village en village
Pour définir, Brabant, les traits de ton visage !
(J. Delmelle)
  
Les Mailles d'Eternité
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Le Temps tricote les journées
Au fil des heures tendres,
Un sourire à l'endroit,
Un soupir à l'envers.
Mon pull que j'enfile,
Qu'il est chaud d'Amitié... !
(Anonyme - Belgique)
 
"Le printemps nous revient"
 
Oui, Cher Printemps, tu nous reviens...
Continue ton p'tit bonhomme de ch'min.
Tu sais, Cher Printemps, c'est toi le renouveau
Et si Dame nature est ornée de ce si beau manteau,
Nous avons confiance en toi de ces merveilles existantes
Dont parfois nous sommes surpris d'être en attente...
C'est-à-dire de tout ce qui nous concerne, n'avons-nous pas le bonheur
De nous souvenir que chaque printemps nous revient en fleurs ?
R.B. (Ottignies)
 
Message à la "Fleur"
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Au sortir de la grisaille hivernale,
Ajuste doucement tes pétales...
Eblouie par ce premier soleil,
Prends le temps d'être belle...
Le ciel ne sera jamais trop bleu
Aux couleurs que tu offres à ses yeux.
(Ghislaine Puduy)
  
Le Chant des Wallons
 
Sur une illustration d'un enfant du Pays, l'écrivain Arthur Masson 

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(Version française)
 
Nous sommes fiers de notre Wallonie,
Le monde entier admire ses enfants.
Au premier rang brille son industrie
Et dans les arts, on l'apprécie autant.
Bien que petit, notre pays surpasse
Par ses savants de plus grandes nations.
Et nous voulons des libertés en masse :
Voilà pourquoi l'on est fier d'être Wallons !
 
Entre Wallons, toujours on fraternise.
Dans le malheur, on aime s'entr'aider;
On fait le bien sans jamais qu'on le dise,
En s'efforçant de le tenir caché.
La charité visitant la chaumière
S'y prend le soir avec cent précautions :
On donne peu, mais c'est d'un coeur sincère :
Voilà pourquoi l'on est fier d'être Wallons !
 
Petit Pays, c'est pour ta grandeur d'âme
Que nous t'aimons, sans trop le proclamer.
Notre oeil se voile aussitôt qu'on te blâme
Et notre coeur est prêt à se briser.
Ne crains jamais les coups de l'adversaire,
De tes enfants les bras te défendront.
Il ne faut pas braver notre colère :
Voilà pourquoi l'on est fier d'être Wallons !
 
Pour les amoureux du dialecte wallon, cliquez ci-dessous pour écouter le "Chant des Wallons" en version originale :
 

http://www.youtube.com/watch?v=s0G6-U9ZRGk&feature=related 

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 "L'Album" 
 
(à  toutes les Mamans...)
 
Tu es allée chercher l'album, dans ton armoire.
Tu me l'as mis en mains, comme on donne un trésor...
Ce livre qui raconte, au jour le jour, l'histoire de tes métamorphoses.
Et je t'y vois fleurir au fil de tes printemps
comme s'ouvre une rose...
 
Déjà, dans les grands yeux de ma mère bébé,
La tendresse est éclose.
Puis c'est ma mère enfant, avec ses longs cheveux
Autour d'un front mutin :
Une petite fille qui ressemble à la mienne.
Mais n'es-tu pas restée, consciencieuse et grave,
L'écolière appliquée, penchée sur son devoir ?...
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Ma mère de vingt ans,
Avec son regard brun et ses joues de velours,
Avec ses lèvres douces, m'invite.
Et nous irons, sur la pointe des pieds,
Visiter les allées de son jardin secret...
 
Tu t'assieds maintenant, lourde de tant de fruits,
De peines et de joies dont je suis, moi aussi...
Ma Mère aux cheveux noirs, où s'emmêlaient, le soir,
Mes doigts pleins de caresses;
Ma Mère aux cheveux gris, ma Mère de mon âge,
Si sereine, si sage...
Ma Mère aux cheveux blancs, qui a presque cent ans,
Ma Mère tout usée...
Avec son beau sourire et ce même visage
A travers les années...
 
Ma mère, à tous les temps : au passé,au présent,
Avec ce seul défaut d'être plus-que-parfaite...
Ma Mère, pour toujours belle, unique et sacrée...
 
J'ai parcouru ta vie au clair de ton amour.
J'ai lu pieusement les pages du bonheur
Et celles des tristesses...
 
Et je range l'album dans un coin de mon coeur....
 
(Yvonne Mignol)
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Le Bouquet Séché
 
Laissez-moi vous dédier
Pour l'hiver, un peu d'été
Que voici, dans ces corolles
Où j'ai transcrit ma pensée.
 
Ce n'est qu'un bouquet séché
Dont chacune des pâleurs
Se souvient d'une couleur
Qui ne veut pas fâner.
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J'ai choisi pour messagers
Ces fins squelettes de fleurs
Au visage émacié,
Au souffle d'âme empaillé,
Dans un regard sans parole...
 
Si fragiles qu'ils ont peur
De ce que dirait mon coeur
S'il révélait leur symbole.
 
Mais vous le décrypterez sans peine,
Bien qu'il demeure illisible aux étrangers.
 
Complices de nos pudeurs
Et de notre intimité,
Les confidences des fleurs
sont toujours à deviner...
(Yvonne Mignol)
 
LE RIRE 
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Le rire est un sanglot de joie
Qu'on ne peut pas garder en soi.
C'est un ruisseau qui vient du coeur
Et qui cascade de bonheur !
(E.Bothy)
 
LA SOURCE 
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Ce que la source voit et ne dira jamais,
C'est une herbe qui ploie au fardeau d'une abeille.
C'est la vie d'une feuille, la mort d'une fourmi,
La course du chevreuil entre les fins taillis.
 
Le temps n'existe pas en cet endroit sacré
Où l'eau se renouvelle comme l'éternité.
La source qui s'éveille au plus profond du bois,
Est un cadeau du ciel pour les soifs aux abois...
 
Noyés dans son murmure, flottent mille secrets
Qu'elle écoute un instant et qu'elle oublie exprès...
Quand, sous le chèvrefeuille, le soleil la surprend,
Il ne devine pas pourquoi la source rit.
 
Ni pour quel rendez-vous elle met ses bijoux,
Faits d'un cristal si pur...
Qu'un mot le troublerait...
(Yvonne Mignol) 
 
UNE "VISITE"...
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Ah ! Comme il était agité !
Il demandait l'heure cent fois;
Il attendait un invité...
Quel événement sous son toît !
 
Il détestait les conventions :
C'est dans ses bras qu'il l'accueillit.
Ses lèvres tremblaient d'émotion...
Son regard, seul, disait : "Merci...".
 
On n'observa nul protocole
Et l'on ne se mit pas en frais.
On échangea peu de paroles
et l'on ne but qu'un peu de lait...
 
L'un, tout courbé sur son bâton,
Et l'autre, au fond de sa bergère,
Dans une très vieille maison
S'étaient revus les très vieux frères...
(Yvonne Mignol)
 
Fantaisie sur la neige...
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 Neige ! Magie et sortilège...
Parmi tes danses de pétales
D'ailes d'anges défleuries,
Je batifole, cherchant l'arpège
De tes molles harmonies.
 
Et je chante, Neige, en dièze,
Ta féérie, la boréale incandescence
De ton cortège, ton auréole,
De poésie et de symbole.
 
Puis j'invente, Neige, en bémol,
Ta rêverie...
Voix qui se taisent,
Lente agonie de quelque idole
Prise à ton piège de cristal...
(Yvonne Mignol) 
 
Sentiers d'Ardenne
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En Ardenne, loin des villes,
Folâtrent par vaux et monts,
Des sentiers qui se faufilent
Sous les plis de l'horizon.
 
Des sentiers fleuris d'histoire,
De légendes et de vieux noms,
Connus du Cheval Bayard
Et des Quatre Fils Aymon.
 
C'est par là que les Macrales
Vont surprendre les Nutons
Dansant au chant des cigales
Leurs étranges "cramignons".
 
Du haut de la crête étroite,
Ils s'enfuient, à gauche, à droite,
Et s'ils savent où ils vont,
Jamais ne nous le diront...
 
(Yvonne Mignol, Poétesse du Brabant Wallon)
 
L'Artiste...
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Il voulut peindre une rivière;
Elle coula hors du tableau.
Il peignit une pie-grièche;
Elle s'envola aussitôt.
Il  dessina une dorade;
D'un bond, elle brisa le cadre.
Il peignit ensuite une étoile;
Elle mit le feu à la toile.
Alors, il peignit une porte
Au milieu même du tableau.
Elle s'ouvrit sur d'autres portes,
Et il entra dans le château...
(Maurice Carême) 
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ODE de la NUIT à l'ENFANT...
 
Ta vie commence dès le coucher du soleil.
Avec ta robe immense, sur cet enfant tu veilles.
Dès qu'il se couchera, une douce amitié naîtra
Entre Lui et Toi.
Car chaque fois, tu seras là...
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De ton manteau scintillant
De myriades d'étoiles,
Tu recouvriras cet enfant
Avec la douceur d'un voile...
Et lorsque le soleil se lèvera,
Doucement tu t'en iras
Sa mère te remplacera
Jusqu'au soir, où tu reviendras
(Cathy Delaby)
 
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Gelée blanche au croissant, beau temps; gelée blanche en détours, pluie sous trois jours !
Quand la grive chante au genévrier, on n'est pas loin du mois de février ! 
 

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Folklore Wallon, tout en saveur...
 
Chez nous, ma foi, c'est pas qu'on soit ben riches,
Et l'on se sert, pour beurrer not' miche,
D'un p'tit couteau pas plus grand qu'mon p'tit doigt.
- Pas vrai, mon François ?
- C'est vrai, ma Jeannette !
Mais ça n'fait rien, c'est tout gain pour l'assiette.
 
Quant au logis, c'est vraiment qu'un' cahute :
Quat' vieux murs accrochés sur un' butte,
Avec des fleurs qui poussent sur le toit.
- Pas vrai, mon François ?
- C'est vrai, ma Jeannette !
Mais ça n'fait rien, j'aim' ben les pâquerettes.

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Si gn'a pus d'pois, de p'tits choux, ni d'vinaigre,
Belle occasion d'manger un peu plus maigre.
On cass' la croûte, avec cinq ou six noix.
- Pas vrai, mon François ?
- C'est vrai, ma Jeannette !
Quand gn'a plus d'noix, on s'content' de noisettes !
 
Y a des jours qu'on n'a même pus d'noisettes,
C'est pas pour ça qu'on s'met martel en tête.
On rit un coup, pui on s'embrass' deux fois.
- Pas vrai, mon François ?
- C'est vrai, ma Jeannette.
Et puis on chant' : "c'est aujourd'hui ma fête !"
 
Y a des gens qui compliquent leur vie.
Leur faut des sous, des rôtis, d'la ling'rie.
Nous autr's, on n'a vraimentque nos dix doigts.
- Pas vrai, mon François ?
- C'est vrai, ma Jeannette.
Mais on s'en fich', ça nous sert de fourchettes.
 
La bonne humeur, avec de la jeunesse,
C'est ça l'bonheur, et les plus bell's princesses
N'ont pu apporter mieux au roi.
- Pas vrai, mon François ?
- C'est vrai, ma poulette !
Embrassons-nous, embrassons-nous, Jeannette !
 

Merci Arthur Masson, écrivain et poète namurois (extrait de Toine Chef de tribu)

 
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"Nombreux sont ceux qui courent après le bonheur comme un homme distrait qui cherche son chapeau alors qu'il est dans sa main ou sur sa tête..."  (J.Sharp) 
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"Ceux qui apportent du bonheur dans la vie des autres, cela déborde d'eux !"(J.M.Barrie)
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Bonté
 
Il faut plus d'une pomme pour emplir un panier.
Il faut plus d'un pommier pour que chante un verger.
Mais il ne faut qu'un homme pour qu'un peu de bonté
Luise, comme une pomme, que l'on va partager.
 
Maurice CAREME (poète brabançon)

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Où il y a de la joie
 
La joie profonde s'inspire de la sérénité et nous y ramène.
Où il y a de la joie, il y a du rayonnement et la joie est transmise.
La joie est un soleil dont les rayons réchauffent les êtres autour de sa source.
La joie nous retire subitement toute forme de fatigue ou de stress.
Pour triompher de ses soucis, il faut que la joie s'impose comme une récompense après les difficultés rencontrées. (J. Gastaldi)
  
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Se comporter comme en société
 
Devant des amis ou même des inconnus, chacun a tendance à donner une belle image de soi.  On parle poliment, on écoute, on sourit.  On est aimable avec son conjoint, on évite de s'énerver... Bref, on se montre sous son meilleur jour pour offrir un aspect valorisant de soi et de ses proches.  Pourquoi ne pas faire de même dans l'intimité et sans témoin ?  Notre vie quotidienne deviendrait plus paisible et plus heureuse. (C. Rambart- Petite Philosophie du Matin) 
 

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Je suis ce que je suis (Roger Kemp)

La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit.
A quoi sert espérer être une rose
Quand, au fond, "je suis ce sue je suis".
Je suis peut-être une tulipe
Qui s'éveille à tous les printemps,
Démontrant ses couleurs, ses principes,
Jugée souvent bien hors du temps.
Je suis peut-être une rose
Dégageant l'arôme de l'amour.
On se pique sur mon côté morose
Mais le bonheur revient au détour !
Je suis peut-être un pissenlit
Répandu et mal compris...
Mais sachez, quand il est bien servi,
Il donnera du goût à votre vie !
Qu'importe la fleur que vous soyez,
Vous avez tous un rôle à jouer.
La tulipe ne sera pas une rose
Et la rose ne sera pas un pissenlit,
A quoi sert espérer être une rose ?
Quand, au fond : "JE SUIS CE QUE JE SUIS" !
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L'union fait la force !
ou "La complainte d'un drapeau à la dérive"
 
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Usé par le temps et les turpitudes,
Patiemment, il attend que Dame Belgique se pose sur ses bons aiguillages...
Las d'avoir sillonné tant de vallons rocailleux,
Un drapeau se met à rêver à un vent de plénitude.
 
Ghislaine Puduy
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Fenêtre ouverte sur Novembre
 
Bigre ! On s'y est habitué au soleil retrouvé de l'automne... !
Scrutant la brume matinale, on admire les sculptures perlées,
travaillées la nuit par des araignées acharnées au travail ! 
Les dernières tâches du bourdon se font frénétiques.
La pelouse, elle, a revêtu un manteau bigarré de quelques pommes oubliées.
Les champignons prennent possession du lieu, au creux d'un tapis feuillu.
Merveilles de "Nature" qui apportent leur fraîcheur,
avant de retrouver le paisible feu de bois
qui nous apporte le clin d'oeil de l'approche de l'hiver...
 
Ghislaine Puduy
 
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