19/05/2014

TOURNENT, TOURNENT LES PAGES ...-3-


"La poésie est le plus court chemin d'une sensibilité à l'autre"(A.Beucler)
 
Une inclination 
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 Une inclination, sans doute héréditaire
M'a fait enfant de choeur du lin et du froment.
Je n'emploie, pour chanter, que les mots de ma mère.
Ne suis-je pas pareil à cet humble artisan
Qui, dans un atelier tranquille, aime parfaire,
Comme un meuble de prix, une table en bois blanc ?
Que d'autres chantent les rues saoules de lumière !
Je reste le servant fidèle et besogneux
D'une beauté qui a la couleur de la terre
Et se met à genoux pour regarder les cieux.
(Maurice Carême)
 
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Ou se sentir moins orphelin 
"Quand tu as froid dehors,
Quand tu as faim dehors,
Si des amis te tendent le pain,
C'est aussi pour te serrer la main..."
(Ghislaine Puduy)
Clin d'œil 
 
L'Abbé Pierre nous fait un appel percutant !
Très, très beau message, en cliquant sur le lien ci-dessous : 
 
http://www.youtube.com/watch?v=RdSbV8oEgBk&feature=re...
  
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"Le Bouquet séché"
 
Laissez-moi vous dédier
Pour l'hiver, un peu d'été
Que voici dans ces corolles,
Où j'ai transcrit ma pensée.
Ce n'est qu'un bouquet séché
Dont chacune des pâleurs
Se souvient d'une couleur
Qui ne veut pas se fâner.
..../...
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.../...
J'ai choisi pour messagers
Ces fins squelettes de fleurs
Au visage émacié, au souffle d'âme empaillé,
Dans un regard sans parole...
Si fragiles qu'ils ont peur
De ce que dirait mon coeur
S'il révélait leur symbole.
Mais vous le décrypterez sans peine,
Bien qu'il demeure illisible aux étrangers. 
Complices de nos pudeurs
Et de notre intimitié
Les confidences des fleurs
sont toujours à deviner...
 
(Y.Mignol-Poétesse brabançonne)
 
 
"Ecrire des pensées, c'est relever chaqe jour, comme un épicier d'ordre,
les petites recettes de son esprit" (J.Renard)
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"Sous prétexte que la perfection n'est pas de ce monde,
ne gardez pas soigneusement tous vos défauts" (J.Renard)
 
"Les yeux ouverts" 

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Quand, à l'ombre du jour, le soleil s'enfuit.
Quand, à l'aube de la nuit la lune jaillit.
Je m'en vais dans le crépuscule argenté, baigné de lumière froide,
Me promener dans les dunes de velours noir,
Parmi les brillants du firmament.
Les yeux grands ouverts, je vais marcher sur la voie lactée.
Mes pas soulèvent des nuages de poussière d'étoiles.
J'y vois les bouquets de tous les rêves qui montent des esprits endormis tout en bas.
Rêves de dormeurs, enfermés dans leurs peurs,
Que le sommeil agite.
Ils secouent leurs inconscients, sans parvenir à réveiller leurs subconscients
Qui pourraient les amener à la conscience de leurs frayeurs.
Mais ils dorment, se réveillent sans jamais s'éveiller. Dommage !
Je rêve les yeux grands ouverts...
 
(M. Ertvelt) Poétesse Belge
 
Je n'ai pas envie de plombler l'atmosphère... et pourtant.
"A un Ami Très Cher..., d'un courage exemplaire"
Quelques phrases traçant son chemin de vie...
A nos amis proches en souffrance dans le corps et l'âme.

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Un chanteur populaire a dit "Aimons-nous vivants"...
Trois mots tellement porteurs de sens et de messageEmbarrassé
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L'Arbre
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Plus je te regarde, plus je me sens petit...
Oh ! Tu n'es pas bien grand
Mais dans ta sève, coulent les années.
Combien d'oiseaux t'ont cajolé ?
Combien d'hivers t'ont meurtri ?
Sans entendre la moindre plainte, à l'entrée de la morte saison...
 
A l'orée du chemin, s'étale ta couverture de soupir.
Car ton histoire n'intéresse pas le destin.
Mais tu restes le compagnon de mon empire.
Combien d'amoureux t'ont donné leur nom ?
Combien d'enfants t'ont caressé les branches ?
Sans faire attention aux bourgeons qui rappelaient ta naissance...
 
Maintenant tu restes seul...
Au moindre souffle, ton écorce fléchit.
Je protégerai tes dernières nuits
Pour la saveur que m'ont donnée tes fruits.
(H. Aussems - Visé)
 
"Voici venir les temps où, vibrant sur sa tige, chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir; les sons et les parfums tounent dans l'air du soir : valse mélancolique et langoureux vertige !" (Charles Baudelaire)
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"Je t'adore, Soleil ! Tu mets dans l'air des roses. Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson ! Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses !" (Edmond Rostand) 
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Vacances" ou "Vacance des valeurs et du coeur" ?
Supplique d'un chien "oublié..."En pleurs à son maître
 
"Dis, tu ne m'oublieras pas tout à fait..., dis, réponds-moi ! ?"  
 
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On prend des vacances ?
Quelle chance !
Mais pourquoi roules-tu si vite ?
Ah ! Je suis déjà arrivé ?!
Mais, si pressé, tu me quittes ?
C'était donc là ma destinée ?
Cette orée du bois,
Où, paniqué, je suis aux abois...
Où je te vois filer, à la dérobée,
Brisant le lien de ma fidélité ?...
 
Je ferme les yeux.
Je croyais être heureux.
Mon seul ami m'a supplicié
Sur l'autel titubant de ma crédulité.
Ne me laisse pas à mon sort,
Il est si douloureux mon corps...
 
 Las, je t'attends, "Nouvel Ami",
Qui, chemin faisant, croisera mon destin;
Et, touché, par mes yeux rougis,
M'emmènera fidèlement vers le lointain
Où la brume disparaît
A l'écart des regrets.
Fuyant à jamais cet endroit,
Et, déjà complices à chaque pas,
Vers une chaumière qui flamboie
A la lueur d'un feu de joie.
Pour un bonheur retrouvé
Au ciel futur de mes étés !...
 
(Ghislaine Puduy)
 
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Abondance 

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 Un lit de chants d'oiseaux fleurit nature pleine
Qu'elle puisse donner dans un geste royal
Aux sillons, aux guérets, aux labours moins de peine
Rendant le blé soumis mûrissant en féal.
Il ira se courber, imprégné de l'haleine
Du vent tantôt mielleux et tantôt de métal.
Passera du ton bis à la teinte des veines
Qui sillonnent jaune l'été dans son pétale.
Senteurs d'abondance monteront de la terre,
Rêves d'espérance dans notre monde-guerre
S'échapperont heureux en étouffant la faim.
Jamais n'arrivera le trop de nos vallées.
Aux confins des pays, si long est le chemin
Qu'il laisse le regret dans nos vies feutrées.
(P. Boucher d'Agnely )
 
La Mer

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Tu revêts ta longue robe bleue,
Qui a presque la couleur de tes yeux.
Tu marches, et tu marches encore
Détournée de l'aurore...
Le soleil te colorie et toi, tu souris.
La mer caresse ta robe,
Et le vent te la dérobe.
Personne ne peut te voir
Ni même encore savoir.
Que tu es la "mer" :
Femme sans frontière.
(adaptation libre d'un écit de S. Geernaert)
 
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Sur la ligne de l'Equateur,
Un funambule un peu rêveur
Voulut inscrire dans le ciel
Quelques paroles avec du miel.
De pirouettes en entre-chats,
Bientôt la corde se brisa.
Et tout le miel se répandit
En millier de bulles ravies.
Mais voici qu'ivre de lumière,
L'équilibriste glissa sur terre
Sans pour autant perdre le fil
De ses pensées indélébiles...
Et tout obstiné qu'il était
Par l'idée qui le poursuivait,
S'élança-t-il les bras ouverts
A la conquête de la terre.
C'est alors qu'il a basculé
Dans cet univers de papier
Où tous les rêves sont permis
Au clair de lune ou sous la pluie !
(F.Duculot)  

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